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Archive pour la catégorie « société »

Joli moi de …mais?

Reprise11mai  

Bon alors là! Toujours pas. Je ne comprends toujours pas.

Je réfléchis pourtant, je vous jure! J’essaie de me mettre dans la tête des grosses têtes, des décideurs. Mais non.

Où alors ils ont finalement choisi la solution ultime de la sélection naturelle ? 60% de la population infectée, afin de protéger les rescapés? Pas bête. Mais alors, pourquoi ne pas l’avoir fait tout de suite? On aurait peut-être pu sauver l’économie, à défaut de sauver des humains.

BoJo avait bien essayé au début, puis il a renoncé. Parce qu’il était atteint à son tour?

Ok, reprenons : On se confine pour éviter la propagation du covid (…de sens).

On constate que l’économie plonge (l’économie, c’est comme le vélo, si t’arrêtes de pédaler, tu tombes).

On constate que le moral des confinés s’enlise. Certains vont jusqu’à s’entretuer. Les enfants ne voient plus leurs copains, les amoureux leur amour, les grand-parents leurs petits-enfants…

On constate que les inégalités sociales se renforcent. (tiens, certains n’ont pas d’imprimante? Pas d’ordinateur, peut-être? Non? c’est pas vrai?)

On constate que les gens se méfient les uns des autres en se croisant dans la rue, ils changent de trottoir en baissant les yeux.

Mais On constate aussi que certains rebelles partent en vacances, qu’ils font des barbecues sur la plage, des discothèques dans leur sous-sol…

On constate que des naïfs vont faire leurs courses tous ensemble à la même heure sans masque, que la boulangère ou le buraliste rend la monnaie et ne se lave pas les mains.

On n’a pas de masques? Faut en fabriquer.

Ou alors : on n’a pas de masques? C’est parce que Trump les a tous achetés, ou parce que le gouvernement (il a bon dos) interdit aux pharmaciens de vendre ceux qu’ils reçoivent en quantité… Mais, dans quel but?

Bon, finalement, on réalise que ça peut pas durer ad vitam aeternam ce confinement. Le virus va faire sortir le loup du bois: il faut bien qu’on mange.

Mais alors là, il va se délecter lui, le virus! Mmmmm Miam. 

Il va commencer par les petits-enfants… un régal. 35919304-rentree-scolaire-ecole-primaire-du-palais-aurillac_4719736   La voilà l’idée!!!

L’IMMUNITÉ COLLECTIVE!  

« L’immunité collective est un principe par lequel on peut enrayer la propagation d’une maladie contagieuse dans une population, à partir du moment où la majorité de cette population est immunisée.  Le seuil de personnes immunisées nécessaire à l’arrêt de la propagation du virus dépend de la contagiosité des pathologies. Pour cela, on estime en général qu’il faut que plus de 75% de la population soit immunisée. »

Allez les enfants, à vous de jouer! On compte sur vous, travaillez bien.

Children save us



Encore un navire russe?

Non!

C’est un complot, dites-moi?

Mais personne ne sait d’où il vient encore ce navire russe! Il transportait un pangolin venu d’Asie? Bon, j’ai encore rien compris. En tout cas me voilà confinée, comme tout le monde, dans un monde désormais déserté. Je sors parfois, je croise deux-trois zombies dans la rue, qui m’évitent soigneusement en s’écartant d’au moins 3m. On dirait que j’ai le choléra. On vit dans walking dead. Sauf que là, les gentils et les méchants ont la même tête, on ne les distingue pas, qu’ils soient sains ou dangereux.

Il y a quand-même un endroit où je peux voir un peu plus de vivants : le supermarché. Mais je n’en n’abuse pas, car on m’a dit de rester chez moi…

Et moi j’ai la chance d’avoir un beau jardin et de vivre sur la côte ouest toujours au soleil.

Ce matin, je prenais donc mon petit café au soleil sur ma terrasse, entendant un peu de remue-ménage dans mon pin. C’était monsieur pigeon qui allait et venait à travers les aiguilles. Le voyant revenir avec une branche dans le bec, j’ai immédiatement pensé à la colombe de Noé.

Vous vous rappelez l’histoire du déluge et de l’arche?

A chaque fois que les hommes exagèrent et se comportent mal, lebondieu se met en colère et nous envoie une nouvelle plaie. Là, il avait décidé d’inonder la terre et tous les êtres vivants, à l’exception de Noé, alias Noah, et sa famille, avec quelques animaux. Ils semblerait qu’ils aient été les seuls à mériter.

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Là, on voit les ouvriers qui ont construit l’arche, mais qui n’ont pas eu le droit d’y monter… Noé, comme beaucoup de patrons, savait commander les hommes et les laisser sur le carreau. C’était les débuts du capitalisme. 

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Et le voilà qui s’en va, trankilou… Vous remarquerez que ce Noah-là est musulman… Car il ne faudrait pas croire qu’il était seulement chrétien, ou seulement juif.

Bon, enfin, lebondieu inonde la terre entière pendant 40 jours, et à la fin, il envoie une colombe qui revient avec un rameau d’olivier (qui a poussé on ne sait comment…), signe convenu avec Noé-Noah pour dire que c’est fini, on peut déconfiner.

Eh ben moi, je me suis dit qu’il a (peut-être?) été moins sévère lebondieu cette fois, car tout le monde n’est pas encore mort, et, surtout, les animaux (qui ne lui ont rien fait) ont le droit de vivre, de respirer, de bouger. Ils vont même envahir les villes. Enfin, ils sont LIBRES!

Mais nous, les humains, on sait pas. Ni quand, ni comment ça se finira. Qui décidera? Ce con de navire russe ou lebondieu? 

 

 

 

 

 

 

 



Tuer l’oeuvre avec l’artiste ?

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Séparer l’homme de l’artiste.

Ou plutôt : séparer l’œuvre de son créateur ?

Je continue à dire qu’il faut le faire si l’on ne veut pas se priver soi-même de chef-d’œuvres et punir ainsi le spectateur (ou, au moins, le culpabiliser).

D’autre part ce n’est pas à la populace de lyncher un malfaiteur.

Quant à injurier un homme, se moquer de sa taille ou de son nom, ce n’est pas non plus une punition convenable. Quitter une salle où on a accepté de venir en prenant un air outragé, n’est pas non plus une attitude correcte pour moi.

Un homme qui a commis un meurtre, un viol ou autres exactions, doit être jugé et condamné par la justice. Nous ne sommes plus au temps des tribunaux populaires.

Lorsque nous aimons une œuvre, nous n’aimons pas forcément celui qui l’a créée. Lorsqu’un artiste est récompensé pour un chef-d’œuvre ce n’est pas nous, le peuple, le spectateur, qui le récompensons, ce sont des juges qui ne jugent que son travail et non ses actes en tant que personne.

Je dis bien « personne » au lieu de dire encore et toujours « homme » car il y a aussi des femmes, bien sûr, qui sont des artistes et qui commettent des crimes, mais on n’en n’entend pas parler,  je ne sais même pas si elles sont jugées, voire dénoncées …

« Balance ta cochonne », ça peut aussi exister.

Mariah Carey a été accusée par sa manageuse et son garde du corps de harcèlement sexuel. Elle a toujours autant de fans. J’ai eu l’occasion d’entendre une personne harcelée par Josée Dayan…

En résumé, quel que soit l’état des victimes, je pleure sur elles et je veux que leur bourreau (bourrelle ?) Soit réellement puni.e, mais pas par le peuple.

Je veux également pouvoir jouir de l’œuvre, si je le souhaite, sans avoir à me renseigner sur la moralité de l’artiste.

Je souhaite pouvoir séparer l’œuvre de l’auteur. Une œuvre doit exister en elle-même, quelle qu’en soit l’origine.

Je veux avoir le droit de voir un bon film sans me poser de question sur la moralité de celui qui l’a fait.

Je veux que Bertrand Cantat continue à écrire et à chanter.

Je veux pouvoir apprécier la logique implacable du père (et violeur?) d’Alice , Lewis Carroll.

Je veux pouvoir admirer une bonne comédienne, sans me demander si elle a couché pour arriver.

Je veux que l’on empêche les malfaisants et qu’on les isole pour éviter d’autres victimes. Un chirurgien pedophile doit être mis au ban de la société, un violeur récidiviste doit être isolé de ses proies potentielles, un tueur en série….

Mais quel mal fait un film, une chanson, un livre?

Pourquoi s’en priver et se punir soi-même pour le mal qu’à fait l’auteur.trice?

Si l’on tient à juger une œuvre d’après le comportement intime de son auteur, alors, ok, boudons-la, mais n’obligeons pas les autres à en faire autant, ne les privons pas de leur plaisir sous prétexte de moralité.

Quand je regarde un film et que je vois à la fin au générique qu’il a été produit par Weinstein, j’ai carrément la honte… Ça gâche un peu tout.

Ça ressemble trop à une sorte d’inquisition populaire.

 

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TPMP, vraiment?

Cette fois, j’ai insisté. Au moins 30 mn. Je voudrais vraiment comprendre. J’y arrive pas.

Comment peut-on être accro à TPMP?

Touche Pas à Mon Poste! Pour expliquer à ceux qui n’ont jamais zappé sur C8 par hasard au mauvais moment.

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Plusieurs personnes très intelligentes et cultivées ont tenté de me convaincre. Alors j’ai encore essayé.

Ben NOOON!!! Je peux pas, je peux pas.

Un animateur dont on ne comprend pas toujours la diction, qui bafouille des « moi je vous le dis », des « c’est vrai que… » en éclatant de rire toutes les 3 secondes sans raison. Même pas beau ou au moins séduisant. Qui ne fait que se moquer de tout et de tous, tout en prétendant qu’il est le meilleur ami de tous les people.

Des sujets sans aucun intérêt: le salaire d’un basketteur, l’héritage et l’alcoolisme de Johnny, que penser des émissions concurrentes… Des jeux stupides.

Non! Soyez gentil, si vous aimez, expliquez-moi quoi, et pourquoi.

En attendant, je préfère regarder n’importe quoi sauf ça.

Enfin, pas trop n’importe quoi si possible, et zapper de TPMP à la grande librairie, ça fait un bien fabuleux.

 



Supprimer mon Facebook ? Pas question!

 

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Zuckerberg, alors qu’il était étudiant à Harvard, peu de temps après avoir lancé Facebook, se serait vanté d’avoir obtenu 4.000 emails, photos et adresses d’utilisateurs, écrivant : « Les gens les ont juste soumis. Je ne sais pas pourquoi. Ils me font confiance. Quelle bande de cons. »

 Il avait raison! Si les gens se livrent à vous pieds et poings liés, c’est tant pis pour eux.

Alors, supprimer nos comptes Facebook? Mais, du coup twitter, instagram, snapchat…? 

Et ne pas non plus acheter par internet.

Et ne même pas regarder les pubs.

Ni chercher des réponses sur Google.

Enfin, supprimer Internet, quoi.

Parce que, il ne faut pas rêver, il n’y a pas que Facebook qui nous traque, puis nous oriente en fonction de nos goûts ou de nos idées. Tout ce que l’on fait sur Internet laisse des traces.

L’autre jour j’ai reçu un mail (oui, oui, dans ma boite mail, pas sur Facebook) d’un inconnu me faisant de la pub pour sa petite entreprise, je ne sais plus de quoi. Je lui ai immédiatement demandé où il avait trouvé mon adresse. Il ne savait plus… Sur un site ou dans une liste de mails non cachés. Facile, quoi! Pas besoin d’acheter, on peut gratuitement accéder à nos données.

Et encore, celui-là était honnête, je n’évoquerai pas le fishing auquel beaucoup d’utilisateurs se laissent encore avoir. 

Que faire alors?

Je ne vois que deux possibilités : Tout arrêter, ne plus du tout utiliser Internet, vivre en dehors du siècle, en ermite. A la rigueur devant sa télé, en écoutant la radio et en lisant les journaux. Et également en se déplaçant beaucoup et loin parfois pour avoir des nouvelles de ses amis. On peut, c’est un choix.

Ou alors apprendre à se servir de ce média, vivre avec son temps en sachant en accepter et en limiter les inconvénients. Je crois qu’il faudrait carrément décréter un cours d’apprentissage à l’utilisation d’Internet au collège.

On répète sans arrêt aux parents de ne pas mettre les photos de leurs enfants, on leur en explique les risques, et ben non! 

On explique qu’il ne faut pas confondre Facebook avec sa boite mail en racontant sa vie, et ben non!

 Moi, rien de ce que je publie ne me gêne. Même le fait d’être la cible de certaines publicités choisies en fonction des mes goûts me ravit car cela m’évite de perdre du temps avec ce qui ne m’intéresse pas. Mes idées, lorsque je les exprime sur Facebook, c’est volontairement. Je ne vois pas comment un site rachetant mes données pourrait influencer mon vote. Si l’on craint d’être aussi influençable, alors il ne faut même pas discuter avec son voisin, car on risque de faire comme lui, juste pour faire comme lui.

Pour moi, le pire c’est le téléphone. J’ai supprimé mon fixe, épuisée par le harcèlement quotidien des prospecteurs. Et maintenant ils utilisent même nos portables. C’est Facebook qui le leur donne? Que fait la CNIL?

Tout ça pour dire que cette polémique va peut-être contribuer à améliorer la confidentialité, et tant mieux, mais franchement, il faudrait surtout apprendre à mieux utiliser les réseaux sociaux. Même si Zuckerberg, dans ses excuses, se considère comme responsable, je crois moi que nous sommes chacun responsable de ce que nous diffusons. Facebook n’est qu’un outil, nous seuls sommes maitres de nos données.

D’ailleurs, l’interview de Zuckerberg avec les sénateurs est à mourir de rire!  Ils n’avaient aucune idée du fonctionnement de Facebook, ni de la protection des données sur Internet! Il n’y avait même pas un spécialiste, ingénieur en sécurité informatique (ça existe, j’en connais un), ils se sont ridiculisés. Zuckerberg s’était soigneusement préparé à répondre, et à faire son mea culpa en promettant d’améliorer la sécurité, il l’a fait mais il a été plusieurs fois pris de court face aux questions naïves. Inutile de comprendre l’anglais pour le voir interloqué se mordre les lèvres pour ne pas rire et même aller jusqu’à sourire.

http://money.cnn.com/2018/04/10/technology/senate-mark-zuckerberg-testimony/index.html

Pour ceux qui ne lisent pas l’anglais, j’en traduis un ou deux passages:

What the first day of the Zuckerberg hearings made clear is that many American lawmakers are illiterate when it comes to 21st century technology.

Ce que le premier jour d’audition de Zuckerberg montre clairement, c’est combien les législateurs américains sont ignorants au sujet  de la technologie du 21ème siècle.

Several questions displayed an ignorance about the very basics of the platform and its business model.

Plusieurs questions ont montré une ignorance à propos des bases de la plateforme et de son modèle de travail.

« How do you sustain a business model in which users don’t pay for your service? » Sen. Orrin Hatch asked. 

« Comment pouvez-vous soutenir une entreprise dont les utilisateurs ne paient pas les services? » demande le Sénateur Orrin Hatch.

« Senator, we run ads, » Zuckerberg replied.

« Sénateur, nous utilisons la publicité », répond Z.

In one of the most memorable exchanges, Sen. John Kennedy began by telling Zuckerberg that Facebook’s user agreement « sucked, » then listed off a number of steps Facebook should take to improve data privacy — only to be repeatedly told by Zuckerberg that those measures were already in place. 

Dans l’un des échanges les plus mémorables, le Sénateur John Kennedy commence par dire que les conditions d’utilisation « sont merdiques », puis fait une liste d’étapes que Facebook devrait franchir pour améliorer la confidentialité des données– seulement pour s’entendre répéter par Z que ces mesures sont déjà en place.

Kennedy: « Are you willing to go back and work on giving me a greater right to erase my data? » 

Kennedy: « êtes-vous décidé à revenir en arrière et travailler sur le fait de me donner le droit d’effacer mes données? »

Zuckerberg: « Senator, you can already delete any of the data that’s there or delete all of your data. » 

Zuckerberg: « Senateur, vous pouvez déjà effacer n’importe quelle donnée qui est là, ou même toutes. »

Kennedy: « Are you willing to expand my right to prohibit you from sharing my data? » 

Kennedy: « êtes-vous décidé à étendre mes droits jusqu’à vous interdire de partager mes données? »

Zuckerberg: « Senator, again, I believe that you already have that control…. » 

Zuckerberg: « Sénateur, de nouveau, je crois que vous avez déjà ce contrôle… »

Kennedy: « Are you willing to give me the right to take my data on Facebook and move it to another social media platform? » 

Kennedy: « êtes-vous décidé à m’accorder le droit de prendre mes données sur Facebook et les déplacer sur un autre réseau social? »

Zuckerberg: « Senator, you can already do that…. »

Zuckerberg: « Senateur, vous pouvez déjà le faire… »

Un autre demande si lorsqu’il écrit sur WhatsApp Facebook récupère ses données à l’aide de robots.

Z est plus d’une fois estomaqué, ou, au mieux amusé par les questions naïves ou stupides des sénateurs. 

Suite à l’audition de Zuckerberg, j’ai reçu de la part de toutes les plateformes sur lesquelles je suis inscrite une mise à jour des conditions d’utilisation, me demandant de vérifier et de corriger si nécessaire ma confidentialité… Facebook même lors de l’ouverture nous OBLIGE à lire et vérifier ces conditions si nous voulons y entrer! (Comme le site des impôts qui nous oblige à regarder la vidéo sur le prélèvement à la source, au cas où on ne se serait pas renseigné avant…).

On nous prend de plus en plus pour des enfants naïfs et irresponsables. Il faut dorénavant OBLIGER l’utilisateur à lire les conditions d’utilisation, sachant, bien sûr que personne n’en a la patience et que l’on préfère les ignorer pour pouvoir râler après.

Croyez-vous que je les ai toutes relues?

 



Zallez Ailleurs Déconner…

Là non plus, je ne comprends pas.

 La ZAD : Zone d’Aménagement Différé, a été créée pour empêcher la construction de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. 

Macron a renoncé à l’aéroport et… Ils sont toujours là!

Maintenant c’est devenu Zone A Défendre! Zone de Non Droit, officiellement…

Du coup, on est choqué par l’expulsion à l’aide de 2500 policiers. Mais si on envoie un huissier, ils le jettent et rigolent. D’ailleurs lorsqu’on les interviewe, ils disent: « bof, on a l’habitude, on s’en va et on revient! ».

Alors, voyant pas mal de mes amis révoltés par ces « violences policières » envers les gentils zadistes, je m’interroge et me renseigne.

J’ai mis « violences policières » entre guillemets, car les divers reportages m’incitent à penser que les policiers sont justement très attentifs à ne pas être violents, ils ont forcément eu des consignes pour être respectueux, et, s’il y a violences, elles viennent aussi des zadistes masqués… 
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Lorsqu’on expulse une dizaine de gens du voyage d’un terrain communal, personne ne proteste. Les zadistes ont-ils davantage le droit de rester dans ce village gaulois, résistant au progrès et à l’envahisseur romain?

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Qui sont les gentils zadistes, dont on démolit les belles demeures qu’ils n’avaient aucun droit de construire? 

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Une communauté anti-système et anticapitaliste qui vit en autarcie avec une économie et une législation différente, une sorte de pays dans le pays:

 L’économie : »La Zad ce sont des potagers collectifs, une brasserie, une bergerie, une infirmerie. On vit en auto-production.  Fruits, légumes, laitages et pain, se vendent au marché le vendredi à 17 heures. Ou plutôt au «Non-Marché», où les prix sont laissés à la liberté de l’acheteur. »

La culture: « On écoute la radio locale, la radio pirate, radio klaxon. La Zad c’est aussi un studio de rap, une salle sportive et culturelle et un atelier de sérigraphie où créer affiches et tee-shirts. »

La justice: « Les conflits se règlent via un «groupe de médiation»: le «Cycle des douze», inspiré de la «justice communautaire» du Chiapas, au Mexique. Douze habitants tirés au sort pour un mois se réunissent une fois par semaine pour recueillir les doléances et tenter de régler les désaccords. Les cas les plus problématiques peuvent se solder par une expulsion de la ZAD. »

(copié-collé) ☝️

Alors oui, c’est joli, mais peut-on faire cela n’importe où, n’importe quand? C’est comme dans les années 70, peace and love, quand les intellos fatigués, les losers, les rêveurs, les marginaux… allaient élever des chèvres dans le Larzac et fondaient des communautés du même style. Peut-être que si l’on ne faisait rien, cette nouvelle communauté s’effondrerait d’elle-même au bout de quelques années, comme les précédentes…

Mais, vous, par exemple, qui déposez un permis de construire sur un terrain que vous avez acheté avec un lourd crédit… vous trouvez ça juste?

La préfète leur a bien proposé de déposer des projets personnels s’ils veulent garder leur exploitation agricole (qui, en passant, n’est pas à eux…) aucun ne l’a fait!

Alors, qu’on m’explique!

 

 



Sans filtre ou…autiste?

Avril c’est le mois de l’autisme, on en entend beaucoup parler, Mais on ne sait pas encore vraiment bien ce que c’est. Quand on entend « autiste », on pense jeune garçon muet, surdoué avec les chiffres et même parfois violent, jetant des objets à la tête des gens. On pense rain man.

Mais les filles ont une forme d’autisme différent et rarement diagnostiqué. On dit qu’elles sont moins nombreuses, mais c’est surtout qu’elles arrivent mieux à s’adapter.

(http://spectredelautisme.com/trouble-du-spectre-de-l-autisme-tsa/asperger-feminin/).

Moi je pense être autiste  ou plus précisément légèrement Asperger. Je n’ai jamais été diagnostiquée. Vous pensez bien que cela ne se faisait pas il y a 70 ans… Les parents se débrouillaient comme ils pouvaient avec leurs enfants différents des autres.

C’est ma mère qui m’avait appris à lire et à écrire en maternelle car l’instit ne me comprenait pas et me laissait de côté. Toute ma scolarité primaire d’ailleurs les instits m’ont soit harcelée, soit ignorée : elles ne savaient que faire de moi, elles me prenaient pour une débile, persuadées que je n’arriverais jamais à rien. Moi non plus d’ailleurs je ne les comprenais pas, je ne savais pas ce qu’elles attendaient de moi, je les trouvais toujours en pleine contradiction avec elles-mêmes.

Je pense que petite, je piquais de très grosses colères car j’ai le souvenir de ma mère me lançant des verres d’eau à la figure lorsqu’elle n’arrivait pas à me calmer et je ne l’ai jamais vu faire cela avec mes soeurs. Je ne crois pas que cela faisait vraiment partie de ses principes éducatifs, je crois maintenant qu’elle devait se sentir débordée par mes réactions. Ou alors elle avait compris le mot asperger à sa façon, LOL!

J’avais également du mal avec mes petites camarades :  je ne comprenais pas ce qu’elles trouvaient de drôle à jouer à la marelle ou à la corde à sauter. Je me vois encore très bien dans l’encoignure d’une porte, les observant dans la cour de récréation, ne comprenant pas le but de leurs occupations.

J’ai réussi à grandir comme ça et à l’adolescence je me suis plutôt sentie marginalisée mais j’ai quand même réussi à me faire de bonnes copines dont certaines que j’ai toujours gardées d’ailleurs. Et d’ailleurs cette grande fidélité doit également faire partie de mon syndrome Asperger.

On m’a souvent reproché d’être maladroite, de faire des gaffes d’être « sans filtre ». Moi j’ai toujours considéré que j’étais simplement logique et honnête  et que je refusais l’hypocrisie. Le comportement en société m’a toujours été quelque chose d’étranger, de difficile à appliquer, bien que je l’ai appris évidemment. C’est toujours le cas : lorsque je suis avec mes proches je me lâche et fais parfois des réflexions qui fâchent mais lorsque je suis avec des inconnus je surveille chacun  de mes mots, je me mords la langue sans arrêt, je joue la comédie pour obéir aux lois officielles de la vie en société.

C’est assez récemment qu’une éminente docteure en neuro-psychologie proche de moi m’a appris que j’avais des symptômes d’autisme de type Asperger. Je dois dire que ça m’a aidée à comprendre beaucoup de choses. Et depuis je gère un peu mieux mes difficultés quotidiennes. 

Car il n’y a pas que les interactions en société qui m’ont posé problème toute ma vie. Il y a également ma rigueur excessive. Moi je trouve ça bien mais pas ceux qui m’entourent. J’ai besoin que chaque chose soit à sa place, que chaque argument me semble logique (d’après ma logique à moi) . J’ai besoin que l’on réponde à mes questions, des questions que personne d’autre ne se pose apparemment. Je n’ai jamais triché à quoi que ce soit et je ne supporte pas que l’on triche, mais n’ai-je pas tort? Ne faut-il pas savoir tricher parfois pour pouvoir vivre avec la société?

J’ai également toujours un très grand besoin d’apprendre. Je ne suis pas un génie, je n’étais pas une élève surdouée, plutôt au contraire le genre travailleuse mais j’ai toujours adoré apprendre. Et je continue . Pour certaines choses j’ai des capacités de mémorisation absolument incroyables, même si à 70 ans je me plains de trous de mémoire, parfois je ne comprends même pas comment je peux retenir une liste de chiffres ou des mots compliqués en français comme dans des langues étrangères.

J’ai réussi à m’adapter toute ma vie grâce à deux choses : tout d’abord mon éducation, bien sûr mais aussi parce que, étant une femme, les symptômes d’autisme se décèlent beaucoup moins, nous arrivons à beaucoup mieux les dominer que les hommes ayant plus de facilités de communication entre autres.

J’ai tout de même fait un petit test sur Internet dont voici le résultat qui ne me surprend pas beaucoup :

« Vous avez des symptômes d’Asperger de niveau moyen qui ne doivent pas être ignorés. Si cet état doit rester ou s’aggraver, parlez-en à des amis et demandez de l’aide professionnelle. Il y a certaines façons de trouver de l’aide. Réalisez-les pour votre propre sécurité. Ce n’est qu’un bref test qui peut pointer vers Asperger. Seul un médecin spécialiste, un psychologue ou un psychiatre peut poser un diagnostic fiable ! »

J’ai copié-collé. Bien sûr que cela n’a aucune valeur, comme tous ces types de tests proposés sur Internet, mais tout de même… Et si j’ai eu envie de vous parler de cela, c’est parce que je souhaite que si vous rencontrez les mêmes difficultés ou si vos enfants vous semblent  souffrir de symptômes semblables, il faut absolument passer les tests de dépistage, car, même si cela ne se « guérit » pas (car ce n’est pas une maladie), cela aide énormément de le savoir, pour apprendre à s’adapter. 

J’ai une nièce qui a été récemment diagnostiquée à 32 ans, ça l’aide de le savoir maintenant mais elle aurait aimé le savoir avant de galérer dans sa recherche d’orientation et d’intégration depuis toujours!

Pour moi, c’est trop tard, ça n’a plus aucun intérêt, j’ai réussi à m’en sortir à peu près et lorsque je me retrouve encore en difficulté par rapport au comportement des autres, je me calme, connaissant mes excès. Et puis je pratique tous les jours la méditation en pleine conscience et cela m’aide énormément.



Panem et circenses

Y a-t-il des façons de mourir plus bêtes que d’autres? Doit-on mourir juste pour distraire les autres? A-t-on même le droit de se mettre en grand danger gratuitement? ( enfin , gratuitement… je m’entends.). 

Florence Arthaud, Camille Muffat, Alexis Vastine… (1)

Et avant eux un inconnu dont on a oublié le nom, mort sur le tournage de Koh Lanta deux ans plus tôt. (2)

Bien sûr TF1 et les producteurs de ces « jeux télévisés » nous affirment que c’est tout-à-fait noble!  Ils rejettent l’étiquette « téléréalité », très méprisants envers ces rassemblements de jeunes dans un espace clos, totalement artificiels… Eux c’est moins bête, les candidats se « dépassent »! Se dépassent pour quoi? Pour amuser le peuple. Même pas pour conquérir de nouveaux territoires, établir de nouveaux records.

Eric Tabarly est mort comme il le méritait, sans doute comme il le voulait, en pratiquant sa passion qui avait fait de lui un homme d’exception.

Florence Arthaud me fait pleurer… Elle qui a été la première femme dans ce monde de marins, uniquement masculin. Elle était une icône, elle avait la classe, elle a failli mourir plus d’une fois, mais, en quelque sorte pour de « bonnes » causes.

Et là? Quoi? Qu’est-ce qui a bien pu la convaincre de se mettre dans cette galère? L’argent? La renommée un peu en veille? La seule façon qu’elle ait trouvé de se sentir à nouveau jeune, d’essayer de prouver quelque chose?

Mais elle n’avait pas besoin de ça! Qu’aurait-elle gagné à se montrer à des téléspectateurs voyeurs, vivant des aventures artificielles par personnes interposées depuis leur canapé?

Je sais, on va me rétorquer que ces personnes ne sont pas mortes à cause du jeu… Le premier a eu un accident cardiaque (mais, franchement, il y a de quoi… vu ce qu’ils doivent faire!) les autres un accident d’hélicoptère qui n’avait rien (ou presque?) à voir avec le jeu…

J’ai été encore plus révoltée par l’intervention indécente de Jean-Marc Morandini, Denis Brogniart et je ne sais plus quel dirigeant de TF1 (Nonce Paolini avait délégué…) à Canal+, défendant âprement leur bifteck, essayant de nous convaincre que ces émissions faisaient le bonheur des « gens simples » qui ont bien le droit de se divertir… Méprisant les « bobos parisiens » (comme moi, qui vit en Vendée…) mais tout autant leurs aficionados, les considérant comme « gens du peuple » (ils n’ont quand-même pas ajouté « bas-peuple »…).

Je ne parlerai même pas du reportage de Louis Bodin qui a fait scandale sur twitter… (https://twitter.com/search?q=duplex%20louis%20bodin&src=typd)

Et, pour les satisfaire, ces spectateurs assoiffés de sang, on a fait tourner la vidéo du crash sur internet… Certains ont du se la repasser en boucle, j’imagine.

  »La culture populaire nous offre un éventail d’objets dans lesquels se manifeste la violence. En effet, la récurrence de cette thématique témoigne d’une tendance persistante, si bien que la juxtaposition de violence et culture populaire semble relever de l’euphémisme. Sa portée, qu’elle réside dans l’esthétisme, le contenu ou même la production, nous permet de penser la violence comme l’expression d’un phénomène culturel propre à notre société, ou encore comme un symptôme qui traduirait un malaise plus subtil.  » copié-collé sur la revue Postures, moi je n’écris pas aussi classe…

Mais non, ce n’est pas nouveau! Toutes les civilisations ont eu besoin de tels divertissements, depuis les gladiateurs qui amusaient les romains jusqu’aux exécutions capitales en place de Grève, où le peuple se pressait pour ne rien rater de la tête qui tombait dans un panier ou de la langue qui sortait après pendaison. La corrida est cruelle pour les taureaux, dangereuse pour les toréadors, beaucoup la dénoncent et pourtant elle me semble un peu moins indécente que ces spectacles de téléréalité.

Comme je n’ai jamais été intéressée par ce genre d’émission où les candidats risquent leur vie juste pour le fun, je suis incapable de comprendre le plaisir qu’on peut en retirer. Se met-on à la place de celui qui vainc tous les obstacles ? Aime-t-on surtout le frisson du suspense en attendant la réussite ou la catastrophe? Qu’espère-t-on le plus au fond? Je voudrais vraiment qu’on m’explique.

Qu’on aime des films violents ou effrayants, à la limite je veux bien, on sait que c’est du cinéma et si on s’y laisse prendre le temps du film, on est rassuré en sortant de la salle. Mais le frisson est bien plus intense lorsqu’il s’agit de vraies personnes mises en danger.

Je m’interroge sur les limites que l’on pourra, ou non, imposer… Ne risque-t-on pas d’en arriver au film d’Yves Boisset « le prix du danger » dans lequel Gérard Lanvin est poursuivi par des snipers dans un jeu télévisé dont il s’aperçoit qu’il est truqué et qu’il devra mourir? (3)

 

(1) http://www.ouest-france.fr/crash-en-argentine-pourquoi-la-telerealite-attire-t-elle-les-sportifs-3242737?utm_source=of_newsletter-generale&utm_medium=email&utm_campaign=of_newsletter-generale&utm_content=20150311&vid=044048055058059042059111035042038039048041054020033063032039047107044058040

(2) http://www.melty.fr/koh-lanta-2013-mort-d-un-candidat-sur-le-tournage-a167222.html

(3) http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=31351.html

 



Be my Valentine!

A toutes les filles qui ont un Valentin, à tous les garçons qui ont une Valentine, bonne fête!

Vous, les mecs, n’allez pas vous ruiner chez les bijoutiers pour faire oublier vos… errances.

Vous les filles, offrez-lui juste un bon chocolat, ils sont tout aussi gourmands que nous, ou une fleur si vous en avez un qui l’est (fleur bleue).

Ceux qui sont seuls cherchent souvent à ne plus l’être, et sont prêts à toutes les concessions pour ne pas commettre les mêmes erreurs que dans le passé.
Ou bien, ils ont tellement renoncé qu’ils prétendent préférer la solitude, qu’ils appellent alors liberté.
Ceux qui ne le sont pas me désespèrent souvent davantage… Ils ne se rendent pas compte.
Cette épouse qui passe son temps à surveiller et à engueuler son mari, ou à s’en plaindre devant ses copines, elle n’a aucune idée de ce que ce sera quand elle l’aura perdu.
Ce mari qui exige que le repas soit prêt dès qu’il a faim, et s’il se décidait à le faire lui-même? En voilà un beau cadeau de Saint Valentin!
Bien sûr, en ce joli jour de joie pour beaucoup, je ne veux pas évoquer les conjoints qui maltraitent celui ou celle qu’ils ont tant aimé naguère…
Et même, sans parler des conjoints battus (on le sait, les hommes battus sont plus rares, mais il y en a) ou moralement harcelés, parlons de ceux qui ne peuvent tout simplement pas compter sur l’autre, de ceux qui vont voir plus loin si l’herbe est plus verte.
Et enfin, félicitons ceux qui ont tenu le coup 50 ans ou plus, non par obligation, non par intérêt, non par habitude, mais vraiment par amour, et ça existe!
Patience vous parait bien sentimentale aujourd’hui, hein?
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Haine, comme je t’aime! (censuré)

Kobane_3090881b      Bon, cette fois, c’est sûr, je vieillis!
J’attrape mal au ventre en regardant les images de Kobané détruite, le massacre congolais,
l’assassinat de Kenji Goto (non, pas le chanteur Kendji…). Et pourtant je n’arrive pas à détourner le regard.
Pire, je culpabilise si je refuse de voir…
Mon père me disait: « ils ne devraient pas montrer tout ça à la télé! », et moi je lui répondais droit à l’information.
Il s’affolait à l’idée que la violence augmente, et moi je lui répondais: « pas du tout, c’est l’information qui circule mieux, avant on était juste dans l’ignorance de ce qui se passait ailleurs, maintenant on sait ce qu’il se passe dans le monde entier. »
Informer et s’informer c’est un devoir, mais jusqu’où est-ce efficace? 
Une pétition, une marche, et après? Que peut-on faire, simple citoyen spectateur impuissant, sinon se lamenter?
A partir de quand informer devient déstabilisateur, voire destructeur?
Parfois j’ai bien envie de mettre ma télé dans le sable, de m’enfermer en attendant la fin du monde.
Les journalistes ont le devoir de nous informer et certains médias censurent des vidéos jugées (par qui?) traumatisantes pour les enfants ou pour les grands… Est-ce bien ou mal de censurer?
La censure doit-elle faire partie de l’éthique du journaliste? Est-ce à lui de choisir ce qu’il peut ou non communiquer?
Un peu comme la gentille copine qui t’apprend que ton mec te trompe en pensant bien faire et qui te démolit…
J’ai reçu un mail avec une vidéo sur youtube, prétendant qu’on censurait Grand Corps Malade à la radio et à la télé, moi j’aime beaucoup Grand Corps Malade, c’est un de nos plus grands poètes actuels et il parle de tolérance, d’intégration… Alors, bien sûr je suis allée sur le lien.  Dès les premières phrases j’ai compris qu’il ne pouvait pas avoir écrit ça, c’est un détournement immonde.
Il s’agit d’un groupe d’extrême droite, qui sous couvert de laïcité incite à l’islamophobie.
Comment peut-on ne pas comprendre que ce sont de telles incitations qui créent les terroristes?
Et là, je me repose la question de la censure… A l’heure du numérique où chacun (comme moi…) se prend pour un journaliste ou un informateur, un moralisateur… Doit-on prendre les gens pour des enfants incapables de décider seuls s’il est bon ou pas de propager certaines publications?
Du coup je ne vous mettrai pas le lien pour aller voir cette horreur, ni pour la page de «Résistance Républicaine »… Censure! 
…Ou alors demandez à Google si vous y tenez, mais en tout cas ce n’est pas moi qui ferai circuler… (Vous aurez le plaisir d’y retrouver Monsieur Zemmour si vous y allez.)
En tout cas, ce n’est pas ça qui va la faire tenir debout la République.
La République (« chose publique », inutile de le répéter? PUBLIQUE : ça signifie POUR TOUS), la France dont je suis fière, celle de Charlie que le monde entier nous envie, c’est une terre d’accueil, une multiplicité d’origines et de cultures, un carrefour du monde, une culture éclairée et colorée.
Je ne veux pas retourner au moyen-âge, je refuse de partir en croisade contre les «incroyants»… 
Quels incroyants, au fait? Je ne veux pas me retrouver dans le panier jumeau de ces intégristes de tous poils, chrétiens, islamistes,  ou autres.
Haine contre haine? C’est pas Jésus qui a dit de tendre l’autre joue? Bon, ok, je n’irai pas jusque là, je n’irai pas m’enfermer sous une burqa pas plus que sous un voile de nonne. La burqa a au moins le mérite d’être visitée par un vrai mec…
Mais je voudrais la paix, la compréhension, l’acceptation des différences.
Oh, M…! Mon voisin a pissé dans mon jardin! Je vais m’acheter une kalach s’il continue… En plus c’est un breton, alors…
dscn1596

 



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